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Comment rendre son blog populaire?

Comment rendre son blog populaire?

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Tous les blogueurs ont fait cette erreur et, pour plusieurs, elle a été fatale. Cette erreur mène les blogueurs à écrire des textes qui, au bout du compte, ne donnent absolument rien. On croit qu’ils servent à quelque chose… Mais c’est une illusion.

Le problème avec les illusions, c’est que notre premier réflexe est de les croire. Ce n’est que lorsqu’on y réfléchit qu’on réalise qu’il s’agit d’une illusion. Prends par exemple ce dessin… Quelle ligne est la plus longue?

Ton instinct te dit quelque chose, mais ta raison te dit autre chose!

Je vais t’expliquer quelle est cette « erreur » que tout le monde fait. Mais comme avec l’illusion, il va falloir que tu te raisonnes. Tu ne serais pas la première personne à marcher tout droit dans le piège tout en sachant exactement où il se trouve!

« L’erreur » que je vais t’expliquer va sonner comme une de ces phrases qui, à première vue, semblent si évidentes. Mais je t’avertis, sous cette évidence se cache une bonne couche de complexité qui, si tu prends le temps de l’assimiler, a le potentiel de te sauver beaucoup, beaucoup de temps!

L’erreur est la suivante : vouloir avoir un blogue populaire trop rapidement.

Détrompe-toi, je ne dis pas que c’est impossible d’avoir un blogue populaire rapidement. Je dis simplement qu’en cherchant la popularité, on est amené à utiliser des stratégies qui vont nous faire dévier vers la trajectoire opposée.

Ces stratégies vont nous faire miroiter un succès imminent tout en donnant l’impression de progrès, mais la réalité est tout autre : on se démène comme un diable en faisant du surplace.

Le piège de la popularité

355 mentions « j’aime ». Wow! Son dernier article de blogue est vraiment populaire. J’aimerais ça en avoir autant!

C’est comme ça que ça commence… On regarde les autres, on se compare, la jalousie nous prend. On aimerait ça avoir autant de partages, de likes et de commentaires. Alors qu’est-ce qu’on fait? On adopte une approche similaire et, en faisant ça, on change notre objectif principal.

Au lieu d’avoir comme objectif le trafic, on prend comme objectif la popularité — on veut des pins, des tweets et des likes.

Le problème avec ça, c’est qu’une mention j’aime n’est pas une forme de capital qui rapporte des dividendes. Le like ne représente que la réaction d’un lecteur, rien de plus.

Le temps que tu passes à rédiger des articles pour faire réagir est du temps que tu aurais pu investir à rédiger des articles qui vont t’attirer du trafic.

Le trafic doit être ton l’objectif, pas les likes.

Et pas n’importe quelle sorte de trafic, celui qui provient des moteurs de recherche. Ce genre de trafic s’accumule, article par-dessus article, et croît avec le temps.

Le trafic des médias sociaux est comme un feu de paille alors que le trafic des moteurs de recherche est plutôt comme une boule de neige qui descend l’Himalaya.

Je suis d’accord avec toi, le feu de paille est vraiment cool à faire brûler parce que la flamme est rapide et intense. Par exemple, voici un article qui a été « viral » sur mon site web :

Cet article a généré 11 249 visites en très peu de temps, ce qui est très impressionnant!

Maintenant, regarde le trafic que m’a apporté cet article :

Ce dernier m’a apporté, depuis sa publication, plus de 180 000 visites.

Lorsqu’on compare les graphiques, on voit que le premier est bref et intense, l’action se passe en quelques jours. L’autre, au contraire, prend plusieurs mois avant d’atteindre sa vitesse de croisière et, une fois atteinte, il la garde jusqu’à ce que l’intérêt des gens diminue.

Le premier article va générer une poignée d’abonnements à ta page Facebook, l’autre va t’assurer un flow constant de nouveaux abonnés, faisant croître ta notoriété au fil du temps.

J’espère que tu vois maintenant l’ironie. Les partages sont une conséquence de la popularité et non pas la cause. Si tu cherches à établir ta notoriété en te basant sur les likes, tu mets la charrue devant les bœufs. Le trafic est responsable de la popularité et c’est le trafic qui va te permettre un jour d’avoir des milliers de likes.

L’importance de tout donner

Les deux graphiques que j’ai donnés représentent des exceptions. La plupart de tes articles ne vont être ni viraux ni particulièrement bien référencés. Cependant, si tu rédiges suffisamment d’articles, tu vas éventuellement faire un « coup de circuit ».

L’objectif est donc d’accumuler le plus de coups de circuit possible, ce qui va faire grossir ton trafic au fil du temps.

Et quand tu veux faire un coup de circuit, il faut tout donner — à chaque fois. Tu ne feras pas de coup de circuit si tu te donnes à 50, 60 ou même 80 %. Il faut donner son 110 % à chaque essai tout en espérant avoir un peu de chance.

En langage de blogueur, ça veut dire que chaque article doit avoir un seul objectif : apparaître en première position sur Google. Et tu ne seras jamais capable d’atteindre cet objectif en faisant des articles « corrects ». Pour avoir une chance d’y apparaître, tu dois rédiger le meilleur foutu article jamais écrit sur le sujet.

Écrire 20 articles parfaits t’amène bien plus loin que d’écrire 100 articles qui sont simplement « bons ». Alors, arrête de perdre ton temps à polluer le web d’articles qui n’apportent rien d’exceptionnel. Le web est déjà saturé de ce genre de textes. Être bon n’est plus suffisant pour se démarquer.

Ce qu’il faut savoir pour apparaître en première page de Google

On a vu dans le premier chapitre ce que signifie écrire un « bon article » du point de vue du lecteur. Maintenant, je vais t’expliquer ce que signifie écrire un bon article du point de vue de Google.

L’action d’optimiser ses articles pour apparaître en première page de Google porte le nom d’optimisation du référencement (ou SEO, Search Engine Optimisation) et il s’agit d’une discipline extrêmement complexe.

Heureusement, le SEO, c’est un peu comme un ordinateur… Tu n’as pas besoin de savoir programmer pour être capable de t’en servir.

En référencement, il n’y a que quelques principes que tu dois connaître pour être capable d’apparaître sur la première page. Je vais t’expliquer les trois plus importants, mais juste avant, je vais t’expliquer brièvement comment Google fait pour décider quoi montrer sur la première page.

Comment Google fonctionne

Comme tu sais déjà, l’objectif de Google est de montrer le contenu qui répond le mieux à la requête de recherche de l’utilisateur. Pour établir quel est le meilleur contenu, Google évalue chaque page de son index selon plus de 200 facteurs. Certains de ces facteurs font référence à l’autorité générale du site web, d’autres s’intéressent à la pertinence des informations de la page ainsi qu’à son niveau d’autorité.

Pour être capable de déterminer l’autorité d’un site web ou d’une page, Google prend principalement en compte les liens entrants. C’est-à-dire qu’il considère chaque lien pointant vers ton site web comme étant un endossement de la part du site sur lequel se trouve ce lien. Plus ce site web est lui-même influent, plus cet endossement est significatif aux yeux des moteurs de recherche.

Cependant, l’influence n’est pas universelle. Un site très influent sur le fitness n’est pas nécessairement considéré comme étant influent sur la politique. La provenance des liens est donc excessivement importante.

De plus, un lien en direction d’un article va non seulement aider cette page à se démarquer dans les résultats de recherche, mais également l’ensemble des pages de ton site web (quoi que beaucoup moins).

Alors idéalement, il faut privilégier un type de contenu qui va être cité par d’autres blogueurs (ou médias).

Pour connaître le score d’influence d’une page ou d’un site web, je te recommande fortement d’utiliser la MOZ ToolBar, une petite extension Chrome et Firefox qui va te donner rapidement accès aux métriques Page Autority et Domain Autority.        

Après avoir déterminé l’autorité, Google crée un index sémantique de la requête et la compare avec celui de l’article en question pour établir un score de pertinence.

C’est-à-dire qu’il prend chaque mot de la requête et génère une liste de synonymes et de recherches connexes. L’objectif est d’essayer de comprendre le « sens » de la requête.

Si tu cherches « comment tricher dans un examen », il va associer des mots comme « trucs, astuces, école, université, collège, secondaire, professeur, diplôme, échec, réussite, questions, réponses, élève, … » Chaque mot possède un poids qui varie en fonction de la similitude à la requête mère.

Ensuite, il fait la même chose pour ton article et compare les deux. Plus ton article possède un champ sémantique similaire, plus son score de pertinence est élevé.

Comme je disais, pas besoin de savoir programmer pour te servir d’un ordinateur… Les 3 principes que je vais t’expliquer vont faire en sorte que tu vas optimiser ton article sans le savoir. Alors si tu n’as rien compris à ce que je viens d’expliquer, ce n’est vraiment pas grave!

Le titre et la méta description.

Le facteur le plus facile à optimiser (et le plus important) est le taux de clic de ta page dans les résultats de recherche.

Si tout le monde clique sur ton site, même s’il est en 6e position, ça dit à Google que les utilisateurs préfèrent ton contenu à celui des autres. À la longue, il va donc tranquillement te faire monter dans les résultats de recherche.

Il existe 3 choses qu’on peut optimiser pour avoir un bon taux de clic : son titre, son url et sa méta description.

Chacun de ces bouts de texte possède une limite de caractères, alors il faut s’assurer d’être convaincant (et pertinent) tout en étant bref.

Je te recommande fortement l’outil de Portent pour prévisualiser ton titre et ta méta-description.

Garde en tête que les mots qui se retrouvent à la fois dans la requête de recherche et dans tes titres/descriptions seront en gras, ce qui augmente le taux de clic!

Pour aller plus loin, voici un article donnant quelques trucs sur la rédaction de titres.

Pour connaître le taux de clic sur tes articles, tu peux t’inscrire au Google Webmaster Tools.

La longueur du contenu.

La plupart des pseudo « gourous » vont te dire que tu dois écrire des articles de 500 mots parce qu’après tout, les gens ne lisent pas!

Eh bien détrompe-toi, les gens lisent! La preuve : tu es en train de lire cette phrase, ce qui veut dire que tu as dû passer à travers au moins 14 000 mots de contenu.

Comme j’ai expliqué dans le dernier chapitre, les gens savent qu’ils doivent manger leurs brocolis, et si ton contenu est bon, ils vont le lire jusqu’au bout.

Et si tu en veux la preuve, voici un tableau généré à partir des statistiques de partage de 327 articles sur le blogue de QuickSprout.

On peut voir que les articles ayant plus de 1 500 mots ont reçu 87 % plus de partages sur LinkedIn, 66 % plus de partages Facebook et 51 % plus de retweets que les publications à moins de 400 mots.

Alors manifestement, les gens apprécient le contenu long plus que le contenu court!

Mais qu’en est-il de Google?

Eh bien il s’adonne que lui aussi aime le contenu long! Voici le résultat d’une étude menée par SerpIq où on a analysé la première page de Google sur 20 000 requêtes.

Comme tu peux voir, la première page est dominée par des articles ayant plus de 2 000 mots!

Donc, si tu veux être sur la première page, tu es mieux de beurrer épais et d’en mettre plus que pas assez, parce qu’un article de 500 mots n’a simplement aucune chance.

Mais ce graphique impose une question… Pourquoi est-ce que Google favorise ces sites? Est-ce uniquement parce qu’ils sont longs?

MOZ a tenté de répondre à cette question et a analysé 500 articles de blogues. Voici un graphique représentant ces 500 articles triés en fonction de leur nombre de mots.

Voici maintenant le même graphique, mais où présente le nombre de liens entrant par article.

On peut en déduire que ce n’est pas nécessairement la longueur qui fait en sorte que ces articles arrivent premiers, mais bien le nombre de liens que ces articles ont attirés. Un autre argument en faveur de la création de contenu que les gens vont pouvoir utiliser comme référence!

Citer ses références.

Parlant de référence, il faut également savoir que Google analyse les liens externes présents sur ta page. Lorsque tu cites des experts reconnus, Google considère ça comme un indicateur de qualité.

Dans chaque article, assure-toi de faire des liens vers les sites les plus populaires dans ton domaine. Contrairement à ce qu’on enseigne à l’école, Wikipédia est ici considéré comme une bonne source!

Pour gagner des points bonis, mets des sites gouvernementaux (qui se terminent en .gov) ou des sites d’écoles (qui se terminent en .edu) en références!

Le plus important…

On vient de voir un paquet de choses un peu techniques et je ne veux pas m’éloigner de l’objectif principal de ce chapitre : créer un blogue populaire.

On peut donc résumer tout ça en disant : trouve les questions qui se posent dans ton industrie et crée la meilleure réponse possible. Ainsi, tu vas tranquillement bâtir une archive qui va être considérée comme une référence par la communauté des hobbyists et professionnels de ton domaine.

À moyen terme, tu vas accumuler une bonne quantité d’abonnés sur tous tes réseaux sociaux ainsi que sur ton infolettre. Et lorsque tu seras populaire, tu pourras te permettre de rédiger des textes d’opinion qui cherchent à faire réagir.

Mais d’ici là, concentre-toi sur ce qui est important : faire grossir ton trafic.

Pour te donner une idée, chaque article va te donner en moyenne 100 visites par mois. C’est une grossière estimation (assez modeste). En fait, la moyenne varie fortement en fonction des industries. Donc, pour être capable d’avoir 10 000 visites par mois sur ton site, il faut t’attendre à rédiger environ 100 articles.

Il se peut que ce chiffre soit beaucoup plus bas. Ça aura pris 40 articles pour le blogue de mon cousin et 73 pour le mien. Par contre, ni moi ni mon cousin n’avons utilisé les stratégies qu’on vient de voir ensemble…

Alors si tu es stratégique, je suis convaincu que tu peux atteindre 10 000 visiteurs par mois en moins de 30 articles.

En espérant que tu ne tomberas pas dans le même piège que moi!

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