Ne sois pas un osti de vampire!

Voici un courriel que j’ai reçu ce matin:

“Bonjour Olivier! J’ai démissionné de mon emploi pour lancer mon entreprise, mais je ne sais pas comment faire. Je n’ai pas d’argent pour investir dans tes cours ou ta communauté. Veux-tu m’aider? Qu’est-ce que je dois faire?”

Ok… j’avoue, je l’ai inventé. Ceux que je reçois (au rythme d’environ 15 par semaine) sont beaucoup moins bien écrits!

De nos jours, tout le monde veut lancer son entreprise, devenir riche et dominer le monde, mais personne n’est prêt à mettre les efforts pour apprendre et se développer.

Résultat?

Une société composée d’une très grande proportion d’osti de vampires qui ne veulent qu’une chose: sucer ton temps et ton énergie.

Dans un meilleur vocabulaire, on pourrait appeler ces personnes des preneurs: des individus davantage préoccupés par ce qu’ils peuvent prendre que par ce qu’ils peuvent donner.

Je sais ce que tu es en train de te dire… “Ouais, fuck les vampires! Moi je suis généreux, je donne! Yeah high five man!

Pas si vite bro.

Ce n’est pas parce que tu n’es pas une cause perdue qui mérite un pieu au coeur que tu n’as pas tes moments. On en a tous, c’est normal.

Laisse-moi te poser une question…

Est-ce que ça t’est déjà arrivé?

Tu es dans un [email protected] en train de t’amuser. Tu discutes avec des gens, tu t’intéresses à ce qu’ils font, qui ils sont, tu connectes… pas de pression.

Puis, un gars se pointe et, avant même qu’il se présente, tu peux sentir qu’il est un peu étrange. Ses épaules sont crispées, il sourit anormalement beaucoup et essaie un peu trop d’établir un contact visuel. Lorsqu’il ouvre la bouche, une de ces deux choses se produit:

  1. Il tente de prouver à quel point il est cool en mentionnant ses accomplissements, combien d’argent il fait ou encore qui il connaît.
  2. Au contraire, il se dépeint comme une victime qui s’est fait avoir dans sa vie personnelle ou financière. Pauvre de lui qui ne l’a pas eu facile.

Bref, la simple présence de cet individu te donne envie de changer de pièce.

Ce qui est triste, c’est que cette personne n’a aucune idée de la vibe creepy/narcissique qu’elle projette.

Changement de cap! Je vais te parler d’une situation qui n’a, à première vue, aucun lien avec tout ça. Fais-moi confiance et continue à lire…

Est-ce que tu as déjà eu l’impression, lorsque tu es en couple, que les hommes ou les femmes sont beaucoup plus attirés envers toi? C’est fou, c’est comme si tu gagnais magiquement 3 points de charisme!

La raison pour laquelle tu es plus séduisant(e) en couple que célibataire est simple: tes interactions ne sont plus motivées par un objectif égoïste. Tu n’as rien à prendre (ex. validation) et tu n’es pas émotivement attaché à une résultante (sexy time!).

Lorsque tu es célibataire et qu’une personne t’attire particulièrement et que tu veux trop, ça paraît… et c’est creepy.

Lorsque tu es dans un [email protected] et que tu es désespéré de faire bonne impression ou de closer des clients, ça paraît… et c’est creepy.

C’est l’attachement au résultat qui nous fait agir comme des vampires, qui nous rend weird.

C’est quelque chose qu’on peut sentir au niveau relationnel, comme je viens d’expliquer, mais également au niveau de notre marketing.

Ça m’arrive de voir des vidéos ou des pages de vente qui me font grincer des dents tellement le mindset bizarre de l’auteur transpire à travers ses choix créatifs.

Bien sûr, une page de vente doit avoir pour objectif de vendre, c’est complètement normal. Mais on peut sentir l’insécurité et le manque d’authenticité suinter à travers des détails comme:

  • L’usage de buzzwords et de grands mots vides de sens.
  • Un focus sur la compagnie et non le problème du client.
  • Un gros bouton d’achat placé avant même d’avoir présenté le produit.
  • Tout est en gras, en majuscules et surligné.

Et j’en passe…

Lorsque tu tiens à une résultante, que tu veux quelque chose, ça sous-entend que tu ne l’as pas déjà. Et lorsque tu n’as pas quelque chose que tu veux, tu tombes immédiatement dans un mindset de rareté.

As-tu déjà été jaloux…

… du gars qui a plus d’abonnés que toi sur Instagram, de la jeune fille qui se fait suivre par 300 000 personnes sur YouTube, de l’entrepreneur qui se promène en Lamborghini?

Lorsqu’on est dans un état d’esprit de rareté, on a l’impression de perdre lorsque les autres gagnent. Soit on se sent inférieur et on idéalise ceux qui ont du succès, soit on se sent supérieur et on les juge.

L’inverse de la rareté est l’abondance.

Je sais que ça sonne super cheezy et que c’est le genre de trucs que tu t’attends à entendre dans une conférence de développement personnel, mais écoute-moi, c’est important.

Ton état d’esprit et ton état émotionnel teintent la vibe de tes gestes et de tes paroles. Si tu n’as pas les résultats que tu désires, le problème n’est pas nécessairement ce que tu FAIS, mais d’OÙ ça vient.

Dans un [email protected], lorsque tu es dans un état d’esprit de rareté, c’est comme si tu te promenais avec un verre vide et que tu suppliais tout le monde qui passe de le remplir. Au contraire, lorsque tu es en abondance, ton verre est non seulement plein, mais tu arroses tout le monde avec un gros gun à champagne.

Lorsque ton “verre est vide”, tu vas souvent être réactif. C’est-à-dire que tu n’es pas à la cause des événements, mais que tu réagis à ton environnement. Tu te sens un peu comme une victime qui doit dealer avec la merde que la vie lui balance au visage — tu es sur la défensive. Tu joues pour ne pas perdre au lieu de jouer pour gagner. Lorsque tu as une bonne idée, tu es davantage concentré sur ce qui pourrait tourner mal plutôt que sur le gain potentiel que tu pourrais réaliser.

Bref, tu es dans un nuage d’émotions négatives qui contamine tous ceux qui s’en approchent.

Au contraire, lorsque ton “verre est plein”, tu es proactif et tu joues pour gagner. Disons que tu es freelance et qu’on veut t’engager pour un mandat, tu ne penses même pas au montant du contrat en question — tu n’as pas besoin de cet argent! Au contraire, tu penses à ce que tu peux mettre sur la table. Et si tu n’es pas convaincu de la valeur que tu peux offrir, ça ne te fait pas un pli sur la différence de recommander quelqu’un d’autre à ta place. Et cette recommandation? Tu la fais gratuitement parce que ça te fait plaisir.

Tu ne cherches pas à te faire accepter par qui que ce soit, tu n’as rien à prouver. Tu es confiant, bien dans ta peau, présent dans le moment. Ce genre de vibe est magnétique. Ça donne le goût aux gens de travailler avec toi et de faire partie de ton monde.

Mais je ne l’ai pas eu facile…

“Oli, je comprends ce que tu me dis, mais c’est justement pour cette raison que je te lis! Comment je fais pour avoir de l’abondance? Je suis cassé comme un clou, je veux que tu me dises comment faire beaucoup d’argent!”

L’abondance n’est pas quelque chose que tu peux posséder, c’est quelque chose qui existe partout autour de toi et que tu dois apprendre à utiliser. Tu as beau être l’être le plus pauvre du monde, si tu habites en occident, alors tu fais partie d’une des sociétés les plus riches de l’histoire.

Tu as l’électricité, un lit, l’eau courante et un iPhone? Man… Tu n’as aucune idée de ta richesse!

Le monde, la société, l’économie… On est dans un macro-système qui abonde en opportunités, en désirs non comblés, en frustrations sans solutions et en ressources non exploitées.

Ce système est rempli d’outils, de leviers que tu peux utiliser pour être proactif et essayer d’améliorer cette grosse machine.

Sérieusement! Tu as Facebook et Google qui sont prêts à te donner autant de visibilité que tu veux contre un peu d’argent. Kickstarter qui te donne la plateforme et la technologie nécessaire pour lever des fonds. Une multitude de banquiers et d’investisseurs qui sont prêts à croire en ton projet. Une industrie manufacturière qui est prête à produire à peu près n’importe quoi. Une abondance d’apps et de logiciels pour te permettre d’accomplir des miracles. Des marchés comme eBay, Etsy et Amazon qui sont prêts à vendre et distribuer ton produit. Des centaines de milliers de livres, d’articles, de cours, de vidéos, de podcasts qui n’attendent que de révéler leur savoir.

Si tu penses sérieusement que tu es pauvre… alors tu l’es. Parce que la pauvreté n’est définitivement pas autour de toi, mais bien dans ta tête.

Tu cherches peut-être une solution rapide pour améliorer ta situation. Une technique ou une stratégie que tu peux implémenter qui va te permettre de générer 1 000, 2 000, voir 5 000 $ de plus par mois.

Cette technique existe probablement, mais c’est impossible pour toi de la voir. On pourrait te l’expliquer en détail et ça passerait comme dans du beurre.

Un peu comme la fausse citation un peu plus haut… “Oli, fais juste me dire comment devenir riche!” Bro… C’est ce que je suis en train de faire!

Notre esprit a tendance à ignorer tout ce qui sort de notre cadre de références, de sorte que lorsqu’on voit quelqu’un qui a du succès, on est plus porté à balayer ses accomplissements du revers de la main (il a hérité/arnaqué les gens/c’est de la chance), qu’à tenter d’apprendre de son succès.

Notre cerveau porte une foutue grosse paire d’oeillères. C’est un outil incroyable, mais qui possède des failles importantes. Il faut le reconnaître et compenser en s’ouvrant aux idées des autres, même si elles semblent ridicules, improbables ou simplement trop compliquées.

Les gens se ferment souvent à ce que je dis lorsque je parle de marketing par courriel, de publicité Facebook, ou plus récemment, de cryptomonnaie.

Transversalement, je suis très mal à l’aise avec le MLM de façon générale. Lorsque je rencontre quelqu’un dans ce domaine, je dois suspendre mon jugement et me forcer pour porter attention. C’est un milieu très difficile et ceux qui savent comment y avoir du succès ont définitivement quelque chose à m’apprendre.

À quoi sers-tu?

On n’est pas nés pour recevoir, on est nés pour donner. Ta contribution à la société, ta communauté, ta culture… C’est ça qui devrait t’obséder.

J’ai ouvert cet article avec un exemple typique de courriels que je reçois: quelqu’un qui n’aime pas sa vie et qui rêve de devenir riche et heureux.

À cette personne, voici ce que je réponds: suck it up.

Le monde ne te doit rien, c’est toi qui lui dois quelque chose.

Pour devenir un entrepreneur, pour avoir le bureau vitré en coin, il faut se poser une question: donnes-tu à ton plein potentiel? Est-ce que tes actions représentent ce que tu peux faire de mieux? Est-ce réellement tout ce que tu vaux?

Ce n’est pas combien tu demandes, mais combien tu es prêt à donner qui va déterminer ta place dans ce monde.

Si tu es d’accord avec moi, alors ton raccourci pour devenir riche et heureux est clair: apprends à donner plus.

Toute l’année, j’ai été obsédé par cette idée. Cette longue réflexion s’est culminée par la sortie de mon livre intitulé Double Ta Valeur. Si tu as apprécié le contenu de cet article, télécharge l’extrait et commande-toi le livre! 😉

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