Frustration, échec et résilience. Comment devenir comme Rocky Balboa

Le saviez-vous? La frustration et l’anxiété sont les deux seules émotions négatives. Les autres ne sont que des déclinaisons de l’une ou de l’autre.*

*Du moins, c’est ce que Dr. Paul Dobransky, un psychologue, auteur et personnage public américain affirme dans son système MindOs. Ce système offre un modèle épuré de l’ensemble des paradigmes de la psychologie.

Apprendre à dealer avec ces deux formes d’émotions, c’est apprendre à devenir un jedi. C’est apprendre à se relever, à être résilient. Rocky avait une belle façon d’exprimer la résilience :

« Let me tell you something you already know. The world ain’t all sunshine and rainbows. It is a very mean and nasty place and it will beat you to your knees and keep you there permanently if youlet it. You, me, or nobody is gonna hit you as hard as life. But it ain’t how hard you hit; it’s about how hard you can get hit, and keep moving foward. How much you can take and keep moving foward. That’s how winning is done. Now, if you know what you’re worth, then go out and get what you’re worth. But you gotta be willing to take the hit, and not pointing finers saying you ain’t where you are because of him, or here, or anybody. Cowards dothat and that Ain’t you. You’re better then that! » – Rocky Balboa

Certaines personnes sont capables de devenirs résilients simplement en regardant tous les Rocky. Si vous êtes comme moi, vous ne pouvez pas vous vanter d’en faire autant. L’échec est un sujet dur à traiter. Rares sont ceux qui en parlent ouvertement. Surtout sur un blogue! (Puisqu’on y contrôle l’information, s’est facile de se présenter comme un Superman infaillible.) Seulement, je ne pense pas qu’un autre billet de blogue où j’y étale mon narcissisme cinglant vous sera d’une grande utilité (quoi que très divertissant, avouons le.)

Je vais donc, en toute impunité, vous faire part de la façon dont j’aborde l’échec et la frustration. La façon dont j’ai pu développer, selon moi, une forte résilience.

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Maîtrisez vos émotions avant qu’elles ne vous maîtrisent.

Nous avons tous notre lot d’échecs, de peines d’amours, de déceptions et de trahisons. La vie n’est pas toujours rose, vous le savez, je le sais. Ces évènements viennent nous chercher creux, nous font agir irrationnellement. Notre système limbique (ensemble des glandes responsables de nos émotions et réflexes de survie) s’active et notre cerveau de macaque prend le dessus.

La frustration est réelle, elle est physique. Elle existe pour une raison et il y a des façons de s’en débarrasser.

3 choses possèdent le pouvoir de déclencher la frustration : un besoin non comblé, une perte (réelle ou perçue) ou notre égo.

Un besoin insatisfait produit une dose saine de frustration puisque celle-ci sert de catalyseur pour nous motiver. Sauf que de nos jours, la plupart de nos besoins de base sont comblés (et ce peu importe notre position dans l’échelle sociale!) Quand on y pense, le PIRE qui peut nous arriver dans notre société est d’être sur l’aide sociale. Ce n’est pas « drôle » en termes de pauvreté relative (si on compare à la classe moyenne occidentale), mais c’est incroyable si on compare aux conditions de vie il y a 500 ans.

Si vous êtes « butt hurt » parce que votre papa ne vous avez pas acheté de BMW, je ne peux rien faire pour vous. Pour les autres, lisez la suite. Pour comprendre les blessures psychologiques, on doit d’abord comprendre la nature de l’égo.

Qu’est-ce que l’égo?

L’égo n’est pas un concept ésotérique de vieille matante fatigante qui nous pourrit les narines avec son parfum à base d’encens asiatique bouddhiste acheté dans un magasin louche.

On possède tous un égo. C’est la petite voix dans notre tête qui nous compare constamment aux autres, qui juge qui est plus haut et qui est plus bas sur l’échelle sociale. « Je suis plus intelligent que Louis. Joe fait probablement plus d’argent que moi, mais j’ai une plus belle femme… » Contrairement à la croyance populaire, une personne avec un égo fort ne ressemble pas nécessairement à Kanye West. Beaucoup sont introverties et ne parlent pas beaucoup.

Voici un exemple typique d’une personne avec un égo de la mort qui tue :

Bob a toujours une critique pour tout. Lorsqu’un projet échoue, il jette rapidement le blâme sur les autres. Et lorsque ça fonctionne, il va rapidement prendre tout le crédit. Bob prétend tout savoir et il est IMPOSSIBLE de discuter de valeurs ou d’opinions qui entrent en conflit avec ce que LUI pense. Il communique de façon transactionnelle (win/lose) et garde toute l’information pour lui. Dans la tête de Bob, c’est une partie d’échec (ou de Risk). Il souhaite secrètement que les autres au bureau échouent dans leurs projets. Finalement, Bob déteste le changement et s’accroche à sa routine.

Pourquoi Bob a un égo si fort?

Pour comprendre Bob, on doit commencer par comprendre la nature de l’égo. Comment il se développe et pourquoi il agit ainsi.

L’égo tient ses racines de nos insécurités. Plus une personne est insécure (mauvaise estime personnelle, etc), plus elle a besoin de se trouver des justifications externes pour se convaincre qu’elle est une bonne personne. Nous sommes TOUS insécure dans une certaine mesure. L’égo est donc le mécanisme naturel et inconscient qui dit « tu es une bonne personne parce que tu as gagné un prix d’excellence au bureau, parce que tu as eu un A+ en chimie. Tu es awesome parce que tu gagnes plus d’argent, tu es plus en forme et tu es plus [insérer votre valeur préférée ici] que Ginette. »

Une blessure psychologique est un coup porté à l’égo. Lorsqu’un projet échoue, lorsqu’on perd un emploi ou qu’on se fait rejeter socialement, notre égo est attaqué. C’est ce qui créer la frustration. Plus l’égo est fort, plus la frustration est forte.

On peut réduire notre égo. On peut tenter de le dompter, de lui mettre la laisse au coup. C’est difficile, mais possible. L’exercice physique, la méditation et une bonne alimentation peuvent aider. Mon arme secrète, aussi émasculant que ça peut paraître (j’aime faire mon mâle though), est l’empathie.

Empathie N.F. /??.pa.ti/
« L’empathie est une notion désignant la « compréhension » des sentiments et des émotions d’un autre individu voire, dans un sens plus général, de ses états non émotionnels, comme ses croyances. Cette compréhension se produit par un décentrement de la personne… »

On ne peut pas être fâché contre quelqu’un envers qui nous sommes empathiques. Pensez-y et essayez-le, c’est impossible. Plus important encore que l’empathie envers les autres est l’empathie envers soi-même. La notion de se « décentrer », qui est capitale à la notion d’empathie, consiste à laisser tomber nos filtres et à regarder la réalité telle qu’elle est, sans jugement (autant que possible).

Être empathique envers soi, c’est se rendre compte que nos émotions ne nous définissent pas. Elles sont temporaires et ultimement futiles. Réaliser que nos émotions ne sont que la manifestation physique (neurotransmetteur) de notre interprétation de la réalité et que NOUS en sommes les créateurs est la première étape vers la résilience.

Malgré tous les trucs de Yoda qui existent, la frustration ne partira jamais complètement. Lorsque l’on est fâché, la plupart des gens font 2 choses. Soit ils externalisent (c’est de ta faute sale conne!), soit ils internalisent (je suis mauvais, j’aurais dont dû faire « x, y, z »…) L’un exprime la rage, le jugement et la rancœur; l’autre la dépression et la tristesse.

Ce qui est important lorsque quelque chose devient une source de frustration, c’est D’AGIR pour faire en sorte d’éliminer cette source. Intérioriser ne mène à rien et externaliser mène à plus de conflits (donc plus de frustration). Cependant, il existe certaines causes (comme une perte ou un échec) où il n’y a pas d’issues — il est impossible de faire disparaître la cause. C’est justement là que l’empathie entre en jeu. L’empathie envers soi lutte contre l’internalisation, et l’empathie envers les autres prévient l’externalisation. Tout ce qui reste, c’est un cocktail désagréable de neurotransmetteurs qui va éventuellement finir par disparaître si on ne gratte pas trop le bobo. C’est, selon moi, l’attitude la plus mature et la plus efficace à adopter pour développer de la résilience. Ce n’est pas cool, ce n’est pas fun, mais ça marche. Du moins, pour moi!

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